• Carole

Signer son premier roman (et mourir)



Il y a des moments dans une vie dont on se souvient avec une précision déconcertante.

La réception du premier email suite à l'envoi du mon manuscrit en a été un. Ile de Ré; 15 Août, je me réveillais pour aller à la messe, ma soeur dormait encore dans la chambre, comme des petites filles, nous partageons toujours notre chambre en vacances. C'est la première chose que mon téléphone a affiché. Ce premier message. J'ai sauté sur le lit de ma soeur pour le lui faire lire. Nous étions extatiques.

Le premier déjeuner où on discute du manuscrit, des personnages, de l'histoire. C'est un moment étrange, parler de ces choses fictives comme si elles étaient réelles, parler de mon héroïne comme si c'était une amie, qu'on en faisait une analyse entre le plat et le fromage, comme si la vie que j'avais inventée pour elle était là, entre nos mains.

Et puis la rencontre avec l'éditeur. En l'occurence, deux éditrices. Comme je suis un peu possessive dans ma joie, je dirais même "mes éditrices." Car ce sont elles qui ont décidé début novembre de donner une chance à ce manuscrit. On a discuté, j'ai pleuré, on s'est embrassées, c'était un moment fort. Comme je dis souvent, c'était cathartique.

#publication

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© 2020 by Carole Llewellyn

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